La prière et les guérisons (4)
Nous le répétons :
La volonté absolue de guérir est un mépris de la discipline et n’en tient aucun compte. Ceux qui donnent de tels conseils découragent les affligés en les accusant de manquer de foi, ou en leur faisant croire que leurs souffrances sont inutiles.
De tels conseils sont en opposition directe avec les pensées de Dieu et tendent à priver les âmes des bénédictions, résultat de ses voies parfaites.

Les guérisseurs d’aujourd’hui auraient sans doute exhorté l’Apôtre Paul à repousser son écharde dans la chair! Lui-même, avant d’avoir la pensée du Seigneur, lui avait demandé de retirer son épreuve, pensant qu’elle entraverait son œuvre qui lui avait été confiée, mais pour lui comme pour nous, la réponse du Seigneur fut parfaite : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité ». Paul apprend que ce qu’il désirait, en demandant que l’écharde fût ôtée, aurait lieu beaucoup plus sûrement si elle était laissée.

Alors il s’en glorifie. Est-ce donc qu’elle ne lui fût pas ôtée parce qu’il n’avait pas assez de foi, comme on le dit à ceux sur qui cette sorte de suggestion n’a pas d’effet ?

Notez encore que l’ apôtre Paul n’intervenait pas dans le gouvernement de Dieu envers ceux de son entourage. Il savait que leur Père, en les faisant passer par la maladie, avait des motifs plus élevés que la jouissance de la santé. Après avoir guéri des multitudes d’infirmes (Actes 19), Paul laisse Trophime malade à Milet.

2 Timothée 4:20
Éraste est resté à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet.

N’avait-il donc plus de puissance ni de foi pour guérir? Loin de là; il laissait Trophime aux soins de son Père qui sait quand nous avons besoin d’une maladie, aussi bien que lorsqu’il nous faut du pain. Dieu connaît aussi la durée de l’épreuve pour atteindre son but. A l’égard de ses élus qui crient à Lui jour et nuit, Dieu use de patience avant d’intervenir pour eux. (Luc 18:7). Il ne laissera pas son œuvre inachevée pour répondre au désir humain, le plus légitime en apparence.
Timothée devait user d’un peu de vin, à cause de ses fréquentes indispositions. Paul aurait pu le guérir, comme aussi Epaphrodite dont la maladie dura assez longtemps pour que, de Rome, les Philippiens en reçussent la nouvelle.

Philippiens 2:25-27
J’ai estimé nécessaire de vous envoyer mon frère Épaphrodite, mon compagnon d’œuvre et de combat, par qui vous m’avez fait parvenir de quoi pourvoir à mes besoins.
Car il désirait vous voir tous, et il était fort en peine de ce que vous aviez appris sa maladie. Il a été malade, en effet, et tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse.

Mais Paul respectait le gouvernement de Dieu dans sa maison; il savait que guérir le croyant à un moment donné, pouvait le priver des bénédictions qui découlent de la discipline. Ceux qui prétendent guérir n’importe qui et n’importe quand, ne tiennent aucun compte de cela. Le monde même n’agit pas ainsi. Jamais un honnête homme, connaissant son voisin pour un bon père de famille élevant ses enfants selon d’excellents principes n’interviendra dans le gouvernement de sa famille, quoi qu’il souffre peut-être de voir le châtiment d’un des enfants; mais, ayant confiance dans le père qu’il connaît, il le laisse agir.

Amen

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